Paradoxalea est un projet artistique protéiforme basé sur la manipulation de l’image (photographique, vidéo, infographique…)
Inspiré par l’approche expérimentale, la corrélation entre mouvement et rythme, moments figés et appréciation changeante au fil des expériences, Paradoxalea cherche à questionner les limites imposées : par les outils technologiques, par notre corps et nos sens, par notre environnement culturel et intellectuel en laissant la porte ouverte à l’imprévisible et à l’imagination. 

Les machines sont imparfaites : sublimer les imperfections, questionner leur danger

Le « glitch » (ayant pour origine une cause extérieure à la logique du programme) questionne les limites de l’outil et les effets inopinés d’un usage possible. L’utilisation détournée d’outils optimisés et développés pour un usage du plus grand nombre de personne, nous rappelle que cette utilisation est soumise à un apprentissage technique et culturel, au façonnage d’un savoir où le corps, l’usage et la réflexion sont contraints par l’expérience avec la machine. Pour provoquer un glitch il faut donc ne pas utiliser la machine dans les conditions quelle impose pour obtenir le résultat de son usage. Cela peut provenir soit d’une non connaissance de l’usage de l’outil, d’une mauvaise manipulation, soit d’un usage clairement intentionné

Questionner l’usage des images animées, de l’éveil à l’endormissement ?

Le projet Paradoxalea porte également sur la tension et le rapprochement entre réel et imaginaire, science et croyance. La conception de vidéo abstraite fait écho à l’imagerie scientifique (infiniment petit et infiniment grand, radiographique, infrarouge etc) et au mandala, rappelant son usage spirituel et symbolique (Le rattachement à la sphère, la communauté, l’environnement, l’univers).  

Libre et enchaîne

Paradoxalea sera également au cœur d’un autre paradoxe puisque les œuvres présentées ici seront libres de droit et en même temps commercialisées en tirage limité et par la blockchain.
La propriété et l’argent sont pour moi des fléaux à combattre. La blockchain malgré ce que prônent les soit disant promoteurs de la liberté ne permettra pas plus d’égalité que le système bancaire.
Le choix de vendre des œuvres sur la blockchain est motivé par la volonté de libérer le temps que je dois passer contre un salaire, pour produire d’autres œuvres, pour continuer à réfléchir, pour donner de mon temps aux personnes qui comptent autour de moi et également pour pouvoir monter des projets en dehors de questions économiques !